« Aldiko Reader on Archos Tablet » par umpcportal.com, cc by-nc-nd
Revues.org inaugure son Bookserver. Vous pouvez désormais accéder à l’intégralité du contenu de notre catalogue (livres, revues, cahiers et bulletins) sur vos téléphones mobiles avec les applications Stanza pour Iphone et Aldiko pour Android.
Pour mémoire, Bookserver est la technologie permettant de diffuser des catalogues de livres sur le réseau dont nous vous avons déjà parlé à de nombreuses reprises. Son nom technique est OPDS (Open publication distribution system). Il s’agit d’un format ouvert et libre, qui permet d’échanger les informations de façon transparente, à l’heure où les géants de l’information numérique voudraient imposer leurs formats et protocoles propriétaires.
Bookserver est soutenu notamment par Internet Archive, OLPC, les éditions O’Reilly, Feedbooks et… le Centre pour l’édition électronique ouverte !
Lire aussi :
Entrez dans l’application Stanza :
Le menu [Ajouter une source] apparait alors.
Plusieurs champs sont ici à remplir :
Terminez en cliquant sur le bouton [Catalogue] et [enregistrer] en haut à droite.
Le catalogue Revues.org est maintenant disponible comme source de livres :
Le catalogue est divisé en plusieurs entrées dont voici les correspondances :
Les applications stanza et aldiko utilisées sur l’iphone et l’android, ne sont pas totalement abouties, ce qui explique l’apparition de certains problèmes lors de l’utilisation du catalogue OPDS de Revues.org.
Lire aussi :Sélectionnez l’application Aldiko :
Les catalogues d’Aldiko s’affichent :
Plusieurs champs sont alors à remplir :
Le catalogue Revues.org apparait alors dans les catalogues personnalisés d’Aldiko, il suffit de cliquer sur ce lien pour y accéder.
Le catalogue de Revues.org sur AldikoLe catalogue est divisé en plusieurs entrées dont voici les correspondances :
Les applications stanza et aldiko utilisées sur l’iphone et l’android, ne sont pas totalement abouties, ce qui explique l’apparition de certains problèmes lors de l’utilisation du catalogue OPDS de Revues.org.
Lire aussi :« A macro shot on a text book through glasses » par Mathias L., cc by-nc-sa
Internet archive, en association avec ses partenaires, O’Reilly Media, Threepress, Book Oven, Feedbooks, OLPC, sortent cette semaine OPDS 1.0.
Le format OPDS (Open Publication Distribution System) est un format de syndication pour la publication électronique s’appuyant sur ATOM (RFC4287) et le protocole HTTP (RFC2616). Il permet l’agrégation, la distribution, la détection et l’acquisition de publications électroniques. OPDS utilise des standards ouverts existants ou émergeants, en mettant l’accent sur la simplicité.
Il s’agit de permettre la diffusion de catalogues de contenus (livres et publications en général), indépendamment de la plateforme de diffusion et du lecteur utilisé (sofware et hardware).
Le Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo) soutient cette initiative. Il considère qu’il s’agit là d’un dispositif indispensable (comme le fut en son temps le protocole OAI-PMH) permettant la mise en place d’un véritable écosystème ouvert et vivant du livre électronique. L’enjeu le plus important, aujourd’hui, est de permettre l’épanouissement d’un grand nombre d’entrepôts de livres électroniques et d’un grand nombre de libraires électroniques, permettant d’éviter le syndrôme du goulet d’étrangelement évoqué dans Gutenberg, ce criminel et dans Et si Itunes avalait tous vos livres ? L’enjeu est économique. Il est culturel. Il est politique. C’est un enjeu de société qui ne doit pas être réduit à une question technologique. Bien au contraire, il s’agit d’un choix de société. Le format OPDS est soutenu notamment par OLPC, un ordinateur pour les pays émergeants. OLPC signifie « One laptop per child » et a pour ambition de fournir un ordinateur par enfant dans les classes en Afrique, Inde, Amérique du Sud… (En savoir plus)
En savoir plusLe séminaire du Cléo : Digital Humanities. Les transformations numériques du rapport aux savoirs a organisé une séance le mercredi 24 mars 2010 sur « L’analyse de grands corpus évolutifs et la socio-informatique des controverses : de Prospero à Marloweb »
IntervenantsFrancis Chateauraynaud (GSPR – EHESS)
Josquin Debaz (Chercheur au GSPR)
A partir de travaux développés depuis le milieu des années 1990 à la croisée de la sociologie et de l’informatique, cette séance du séminaire a examiné des méthodes et des procédures utilisées pour l’analyse de dossiers complexes saisis comme autant de grands corpus évolutifs, formés de textes numérisés.
La première partie de la séance est revenue sur la genèse des outils placés au cœur de la suite logicielle Prospéro-Marlowe-Tirésias tout en les situant dans le champ des outils d’analyse informatisée pour les SHS.
La deuxième partie fut consacrée à une démonstration réalisée sur plusieurs corpus de façon à expliciter un certain nombre de concepts et de protocoles.
Bien que fortement orientés vers les objets de la sociologie des controverses et des conflits, ces outils peuvent trouver des applications sur des corpus très différents, et à ce titre devraient intéresser la plupart des disciplines des sciences sociales.
Enfin, la troisième partie a pris la forme d’un travail d’enquête collaborative sur un dossier choisi par les participants. Les discussions qui ont surgi ont permis d’examiner collectivement les conditions dans lesquelles ce type d’approche peut s’insérer dans le mouvement plus général des digital humanities et entrer en interaction avec de multiples formes d’archivages et de traitements numériques.
La socio-informatique des controverses a depuis l’automne 2009 son carnet de recherche sur hypotheses.org. On y trouvera des billets méthodologiques destinés à accompagner des recherches collectives et à alimenter les discussions, ainsi que de multiples sources et références relatives aux logiciels utilisés et à leurs grandes applications.
Support de présentation F.Chateauraynaud : de Prospero à Marloweb View more presentations from UMS CLEO. Enregistrement audio de la séanceLa séance du séminaire Digital Humanities, Les transformations numériques du rapport aux savoirs qui a eu lieu le mercredi 3 février à l’EHESS,a porté sur le sujet suivant : « XML TEI : un outil méthodologique pour la recherche en SHS ».
La séance s’est déroulée en trois temps. Voici les supports de présentation et enregistrements de cette séance :Enregistrement audio de la séance :
À l’occasion du 76e Congrès annuel organisé par l’International Federation of Library Associations and Institutions (IFLA), qui se tiendra cette année du 10 au 15 août 2010 au Swedish Exhibition and Congress Center à Göteborg, le Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo) sera représenté par trois membres de son équipe. Le thème de cette année portera sur l’accès au savoir. Il y sera notamment question du libre accès à la connaissance et de la publication en libre accès.
Partageant un stand sur le salon de l’IFLA avec Couperin, l’Agence Bibliographique de l’Enseignement Supérieur (ABES) et l’Association des Utilisateurs de l’Agence Bibliographique de l’Enseignement Supérieur (AURA), nous en profiterons pour présenter l’offre premium que nous sommes en train de développer. Le Bouquet de Revues.org permettra aux bibliothèques, institutions, revues et éditeurs de pouvoir bénéficier d’un modèle économique durable qui alliera le libre accès à l’information et des services générateurs de revenus pour les éditeurs et la plateforme du Cléo.
Vous trouverez plus d’informations au sujet du Bouquet de Revues.org dans une brochure et un poster édités à l’occasion du congrès. Ces documents sont disponibles sur le site du Cléo :
À noter quelques revues et éditeurs susceptibles d’intégrer prochainement les offres du Bouquet de Revues.org comme Les collections de l’IFPO, le Collège de France, Nuevo Mundo, Cybergéo ou encore Champ Pénal.
Le bon classement, c’est le Graal1
Calenda aujourd'hui
Créé en 2000 par Revues.org, Calenda, le calendrier des sciences humaines et sociales, est le fruit des efforts d’une poignée de bénévoles, jeunes chercheurs en histoire pour la plupart. Leur objectif était double : rendre compte de l’actualité scientifique, et faciliter le partage des informations entre chercheurs et entre disciplines. Les événements annoncés dans le calendrier des sciences sociales, cependant, ne sont alors classés qu’en fonction de leur type : appels à contribution, colloques ou séminaires.
Juin 2000, les débuts de Calenda…En juillet 2003 naît un premier classement thématique. L’association de chaque annonce à une ou plusieurs catégories permettent notamment aux lecteurs de Calenda de consulter les annonces en fonction de la discipline à laquelle l’événement se rattache.
Un peu d'archéologie du Web... Le site Calenda en juin 2000, via la Wayback Machine d'Internet Archive
Discipline d’origine de la plupart des membres de l’équipe Calenda, l’histoire est alors dominante. En 2003, Calenda publie plus de 160 nouvelles catégorisées comme relevant de l’histoire. À ce chiffre, il faut ajouter les nombreuses annonces qui relèvent de l’histoire, mais qui sont associées à un découpage chronologique. Les catégories disciplinaires sont en effet complétées par des catégories géographiques (assez peu utilisées en 2003) et chronologiques. Au total, c’est plus de 400 nouvelles en histoire que propose le calendrier. Après l’histoire, ce sont les « disciplines sœurs » qui dominent : études du politique (environ 150 annonces), sociologie (90), géographie (60), ethnologie et anthropologie (40).
Au cours des six années suivantes, la vocation pluridisciplinaire de Calenda, calendrier des sciences humaines et sociales, s’affirme. Le moteur de cette évolution est triple : l’augmentation du nombre d’annonces publiées par le calendrier, l’intensification et l’affinement du travail de catégorisation des nouvelles, et le développement de Calenda dans de nouveaux espaces disciplinaires.
Un calendrier de plus en plus utiliséLa fréquentation de Calenda a considérablement augmenté en dix ans. Actuellement, le site connaît un trafic d’environ 250 000 visites chaque mois. Mais la participation de la communauté scientifique à l’alimentation du calendrier a également connu une croissance importante. Dans les premiers mois, Calenda est exclusivement alimenté par une équipe de bénévoles qui repère et publie les différents événements scientifiques susceptibles d’intéresser la communauté des sciences humaines et sociales.
En 2001, un formulaire de suggestion en ligne voit le jour, qui permet de s’appuyer sur les utilisateurs du calendrier, invités à partager les informations scientifiques dont ils ont connaissance. En 2003, le fonctionnement de Calenda change. Le choix des nouvelles suggérées repose presque exclusivement sur la communauté des sciences humaines et sociales, via un formulaire de suggestion enrichi, et l’équipe de Calenda concentre son énergie sur la qualité éditoriale des annonces publiées. Cette nouvelle organisation va permettre à Calenda de relayer un nombre de plus en plus importants de nouvelles.
Si le calendrier répertoriait un peu moins d’un millier de nouvelles par an de 2001 à 2003, il en publie plus du double six ans plus tard. En 2010, Calenda devrait même diffuser plus de 2500 nouvelles, si la tendance observée au cours des premiers mois de l’année se confirme.
Cette intensification de l’usage de Calenda pour relayer l’actualité en sciences humaines et sociales concerne toutes les disciplines. De 2004 à 2009, elle est particulièrement marquée pour l’anthropologie, l’économie ou la psychologie (près de 5 fois plus d’annonces). Mais même pour des disciplines telles que l’histoire, la sociologie (trois fois plus d’annonces répertoriées en 2009 qu’en 2004), les sciences de l’éducation et le droit (deux fois et demi plus d’annonces), la croissance du nombre de nouvelles est considérable.
Une politique éditoriale de catégorisation des annonces plus fineLa croissance du nombre d’annonces publiées pour chaque discipline prise séparément est plus forte que la croissance du nombre d’annonces publiées sur l’ensemble du site. Ce paradoxe apparent s’explique principalement par le travail de catégorisation des nouvelles de plus en plus fin assuré par l’équipe de Calenda.
Le site Calenda en juin 2007, via la Wayback Machine d'Internet Archive
Une annonce relevant de la sociologie peut tout à fait intéresser des historiens, des juristes ou des politistes. Un événement scientifique peut délibérément se situer à la confluence de plusieurs disciplines ou, dans le cas de certains prix et appels à projet, les intéresser toutes. Pour prendre la mesure de ces questions, Calenda s’est doté en janvier 2007 d’un nouveau formulaire de suggestion. Il offre notamment un choix de catégorisation plus important, et impose que chaque nouvelle soit associée à au moins une catégorie (dite catégorie principale), tout en proposant aux contributeurs de sélectionner jusqu’à trois catégories ou sous-catégories supplémentaires (appelées secondaires parce qu’elles sont optionnelles). Le nombre est porté à sept catégories ou sous-catégories supplémentaires dès juin 2007.
Ce système de catégorisation plus détaillé permet d’organiser un flux toujours croissants de nouvelles scientifiques relayées par Calenda, et donc de faciliter la consultation des annonces pertinentes pour les utilisateurs. Il assure également une visibilité accrue pour les annonces pluridisciplinaires, désormais répercutées au même titre dans le flux des nouvelles de chaque discipline concernée, ou transdisciplinaires, à l’aide de catégories de classement non disciplinaires (chronologiques, géographiques, etc.).
Enfin, ce système offre une marge de manœuvre plus grande aux contributeurs, mais aussi à l’équipe de Calenda, pour assurer le classement le plus adéquat de chaque annonce. En effet, lorsqu’une annonce est suggérée par un contributeur via le formulaire en ligne, l’équipe de Calenda examine systématiquement l’annonce avant de la publier, améliore la structuration de la nouvelle et, le cas échéant, précise les champs disciplinaires qu’elle est susceptible d’intéresser. En 2006, avant la transformation du formulaire de suggestion, chaque nouvelle publiée était en moyenne associée à 1,5 catégories. En 2009, chacune est liée à plus de 3 catégories.
Vers un outil au service de l’ensemble des sciences humaines et socialesCes évolutions ont permis à Calenda de devenir un outil important pour un nombre croissant de secteurs des sciences humaines et sociales. L’actualité scientifique en histoire, en sociologie et en science politique, très présente dans Calenda dès l’apparition du calendrier, est désormais massivement relayée sur le site. L’anthropologie et la géographie, relativement peu présentes en 2003, ont rejoint ces disciplines par l’ampleur du nombre de nouvelles diffusées chaque année. Dans ces disciplines en 2009, Calenda relayait de 400 à 700 événements.
Mais Calenda offre désormais un accès à l’actualité de disciplines peu présentes en 2003. Des disciplines telles que le droit, l’économie, la psychologie, les sciences de l’information ou du langage voyaient moins d’une cinquantaine de leurs événements scientifiques annoncée sur le calendrier des sciences sociales. Six ans plus tard, chacune possède un flux de 80 à 250 annonces par an, soit plus que des disciplines comme la sociologie ou la géographie dans les premières années de Calenda.
Enfin, depuis 2003, Calenda s’est ouvert à de nouveaux champs (pluri)disciplinaires, tels que les études urbaines ou les sciences de l’éducation. En 2009, le calendrier relaie près d’une centaine d’événements pour chacune de ces disciplines, et le renforcement de la vocation pluridisciplinaire de Calenda se poursuit en 2010. Merci à toutes celles et ceux qui participent à l’existence de ce calendrier en y relayant les événements scientifiques en sciences humaines et sociales !
Vendredi 2 juillet, de 11h à 12h, Marin Dacos, directeur du Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo) interviendra sur le thème des Digital Humanities, dans l’émission Place de la toile sur France Culture, présentée par Xavier de la Porte. Il sera accompagné de :
- Jean-Philippe Magué, maître de conférence en « humanités numériques » à l’ENS de Lyon.
- Corinne Welger, maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication et en Histoire de l’art à l’Institut Michelet, Université Paris-I.
- Stéphane Pouyllau, ingénieur d’études au CNRS, spécialisé en Digital humanities, responsable du Centre national pour la numérisation de sources visuelles du CNRS (CN2SV).
- Lou Burnard : co-fondateur de la Text Encoding Initiative, directeur de l’Information and support group des Oxford University Computing Services.
Tous ont participé au ThatCamp Paris qui s’est déroulé au mois de mai.
Présentation de l’émissionInternet, convergence des médias, téléphonie : quelles conséquences sur l’information, la communication, les liens sociaux, et, finalement, l’organisation de notre vie ?
La révolution numérique aborde son adolescence, dix-sept ans après la naissance d’Internet, et près de quinze ans après l’apparition du premier navigateur. Les écrans nous sont désormais familiers, mais nous ne connaissons encore que les prémices des effets liés à leur domination.
« Place de la toile » est une émission qui aborde les différents aspects de la révolution numérique, moins du côté technique que du côté des conséquences qu’elle induit sur l’information, les médias, la communication, les liens sociaux entre les individus, et finalement, l’organisation de notre vie.
Elle fait un tour hebdomadaire des connaissances dans ce domaine, s’attarde sur les principaux concepts liés à cette métamorphose, rencontre les acteurs, raconte les principaux événements, discute de l’économie, de la politique, et de la philosophie de cette révolution.
Le podcast de l’émission sera en ligne après la diffusion de l’émission.
L’équipe d’Hypotheses.org a récemment mis en place La maison des carnets à l’adresse http://maisondescarnets.hypotheses.org.
À destination de l’ensemble des utilisateurs éditant un carnet sur le portail Hypotheses.org, la Maison des carnets a été conçue comme une plateforme d’accompagnement et d’information éditoriale pour les carnets de recherche du portail.
En complément de la liste de discussion des carnetiers, ce carnet a été pensé comme un nouvel espace de mutualisation de « trucs et astuces ». On peut y trouver des informations autour de l’édition des carnets de recherche, des évolutions du portail Hypotheses.org ou des fonctionnalités d’édition électronique.
Le carnet en est à ces débuts ; il va rapidement s’enrichir en puisant notamment dans les échanges de la liste de discussion des carnetiers d’Hypotheses.org en place depuis deux ans maintenant. Les billets tutoriels sont abondamment illustrés par des copies d’écran.
N’hésitez pas à suivre l’actualité du carnet en vous abonnant au flux de la Maison des carnets !
Le jeudi 24 juin 2010, à 18h30, la Faculté de Droit et des Sciences économiques de l’Université de Limoges (5, rue Félix-Éboué, Amphi 401) accueillera Pierre Mounier pour une conférence sur « Les enjeux de l’édition électronique », autour de son livre L’Édition électronique (écrit avec Marin Dacos, Éditions La Découverte, 2010).
Cette conférence est organisée par la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges, le Centre régional du livre en Limousin et le SCD de l’Université de Limoges.
Pierre Mounier est enseignant chercheur au Centre pour l’édition électronique ouverte (CNRS/EHESS), créateur du site homo-numericus.net.
« Que devient la “galaxie Gutenberg” à l’heure d’Internet ? Après la musique et le cinéma, les interrogations se multiplient à propos du texte imprimé. Car, imprimé, le texte l’est de moins en moins. Du côté de la presse écrite, les tirages diminuent au profit de la consultation des sites Web que les journaux alimentent en temps réel. Du côté du livre, les supports de lecture électronique, liseuses, smartphones et autres Kindle font leur apparition. Pire : l’ogre Google promet de numériser la quasi-totalité des œuvres disponibles, annonçant la dissolution du livre dans un gigantesque système d’information dont il serait le seul maître.
À l’heure où l’imprimé prend son virage numérique, cette synthèse fait le point sur la question. Elle tente de décrire la diversité des pratiques – depuis Google Books jusqu’aux blogs BD en passant par les revues scientifiques, les livres numériques, l’encyclopédie Wikipédia ou le journalisme citoyen – en proposant une typologie structurante pour le champ et en faisant un effort de définition jusqu’ici négligé. C’est donc bien l’émergence d’un nouveau métier en cours de formation qu’annoncent ses deux auteurs : l’édition électronique n’en est qu’à ses débuts, mais les premiers jalons sont déjà posés. »
Renseignements au CRL en Limousin :
Marie-Laure Guéraçague
Centre régional du livre en Limousin
13, boulevard Victor-Hugo
87000 Limoges
tél. 05 55 77 49 77
fax 05 55 10 92 31
ml.gueracague@crl-limousin.org
Source : http://www.crl-limousin.org/site_crl/dossier_accueil/page_accueil.html#edition_electronique
Crédits photographiques : Door Knocker Limoges par Bally Hoo, en CC BY 2.0 sur Flickr
Véritable coup de projecteur sur les carnets de recherche du portail, le florilège des carnets est un nouveau label attribué par le Conseil scientifique de la plateforme Hypotheses.org.
Le Conseil plongera désormais régulièrement dans le large contenu du portail, pour sélectionner le parfum ou la couleur des carnets qu’il affectionne particulièrement. Au total une dizaine de carnets sont choisis. Chaque membre du Conseil désigne un carnet existant sur lequel il veut jeter un peu de lumière.
Le florilège de carnets Hypotheses.org de mai 2010 est composé des carnets suivants :
« Manu Script » par kevinzim, cc by
À l’issue des deux journées de non-conférences sur les Digital Humanities organisées par la Cléo les 18 et 19 derniers à Paris, un manifeste à été rédigé par les participants. Il sera d’ici l’été disponible en plusieurs langues sur le carnet THATCamp Paris.
Le voici dans sa version française :
Manifeste des Digital humanities ContexteNous, acteurs ou observateurs des digital humanities (humanités numériques) nous sommes réunis à Paris lors du THATCamp des 18 et 19 mai 2010.
Au cours de ces deux journées, nous avons discuté, échangé, réfléchi ensemble à ce que sont les digital humanities et tenté d’imaginer et d’inventer ce qu’elles pourraient devenir.
À l’issue de ces deux jours qui ne sont qu’une étape, nous proposons aux communautés de recherche et à tous ceux qui participent à la création, à l’édition, à la valorisation ou à la conservation des savoirs un manifeste des digital humanities.
I. Définition1. Le tournant numérique pris par la société modifie et interroge les conditions de production et de diffusion des savoirs.
2. Pour nous, les digital humanities concernent l’ensemble des Sciences humaines et sociales, des Arts et des Lettres. Les digital humanities ne font pas table rase du passé. Elles s’appuient, au contraire, sur l’ensemble des paradigmes, savoir-faire et connaissances propres à ces disciplines, tout en mobilisant les outils et les perspectives singulières du champ du numérique.
3. Les digital humanities désignent une transdiscipline, porteuse des méthodes, des dispositifs et des perspectives heuristiques liés au numérique dans le domaine des Sciences humaines et sociales.
II. Situation4. Nous constatons :
- que se sont multipliées les expérimentations dans le domaine du numérique en Sciences humaines et sociales depuis un demi-siècle. Qu’ont émergé, plus récemment, des centres de digital humanities, qui sont tous, à l’heure actuelle, des prototypes ou des lieux d’application spécifique d’une approche des digital humanities ;
- que le numérique induit une présence plus forte des contraintes techniques et donc économiques dans la recherche ; que cette contrainte est une opportunité pour faire évoluer le travail collectif ;
- qu’il existe un certain nombre de méthodes éprouvées, inégalement connues et partagées ;
- qu’existent de multiples communautés particulières issues de l’intérêt pour des pratiques, des outils ou des objets transversaux divers (encodage de sources textuelles, systèmes d’information géographique, lexicométrie, numérisation du patrimoine culturel, scientifique et technique, cartographie du web, fouille de données, 3D, archives orales, arts et littératures numériques et hypermédiatiques, etc.), ces communautés étant en train de converger pour former le champ des digital humanities.
III. Déclaration5. Nous, acteurs des digital humanities, nous nous constituons en communauté de pratique solidaire, ouverte, accueillante et libre d’accès.
6. Nous sommes une communauté sans frontières. Nous sommes une communauté multilingue et multidisciplinaire.
7. Nous avons pour objectifs le progrès de la connaissance, le renforcement de la qualité de la recherche dans nos disciplines, et l’enrichissement du savoir et du patrimoine collectif, au-delà de la seule sphère académique.
8. Nous appelons à l’intégration de la culture numérique dans la définition de la culture générale du XXIe siècle.
IV. Orientations9. Nous lançons un appel pour l’accès libre aux données et aux métadonnées. Celles-ci doivent être documentées et interopérables, autant techniquement que conceptuellement.
10. Nous sommes favorables à la diffusion, à la circulation et au libre enrichissement des méthodes, du code, des formats et des résultats de la recherche.
11. Nous appelons à l’intégration de formations aux digital humanities au sein des cursus en Sciences humaines et sociales, en Arts et en Lettres. Nous souhaitons également la création de diplômes spécifiques aux digital humanities et le développement de formations professionnelles dédiées. Enfin, nous souhaitons que ces compétences soient prises en compte dans les recrutements et les évolutions de carrière.
12. Nous nous engageons dans l’édification d’une compétence collective s’appuyant sur un vocabulaire commun, compétence collective qui procède du travail de l’ensemble des acteurs. Cette compétence collective a vocation à devenir un bien commun. Elle constitue une opportunité scientifique, mais aussi une opportunité d’insertion professionnelle, dans tous les secteurs.
13. Nous souhaitons participer à la définition et à la diffusion de bonnes pratiques, correspondant à des besoins disciplinaires et transdisciplinaires identifiés, qui soient évolutives et issues d’un débat puis d’un consensus au sein des communautés concernées. L’ouverture fondamentale des digital humanities assure néanmoins une approche pragmatique des protocoles et des visions, qui maintient le droit à la coexistence de méthodes différentes et concurrentes, au profit de l’enrichissement de la réflexion et des pratiques.
14. Nous appelons à la construction de cyberinfrastructures évolutives répondant à des besoins réels. Ces cyberinfrastructures se construiront de façon itérative, s’appuyant sur le constat de méthodes et d’approches qui font leurs preuves au sein des communautés de recherche.
Rejoignez-nous !Pour signer, il faut utiliser le wiki. (créez un compte)
Le Centre pour l’édition électronique recrute un éditeur web/chargé de gestion de projets web pour son pôle éditorial et pour un contrat à durée déterminée d’un an, renouvelable.
Disponibilité : Septembre 2010
Statut : CDD 12 mois (renouvelable)
Salaire : 23 874€ brut annuel
Niveau d’études : Licence, Bac + 3
Expérience : Une première expérience en édition ou en gestion de projets web est souhaitée
Candidater : Envoyer CV et lettre de motivation à l’adresse contact@revues.org
Date limite de dépôt des candidatures : 20 juin 2010
Employeur : CNRS, Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo)
Branche d’activité professionnelle : F – Documentation, Edition, Communication
Corps : Ingénieur d’étude
MissionL’éditeur web est en charge de nombreux projets d’édition électronique scientifique (essentiellement des revues). Il est responsable du projet de mise en ligne, de sa conception à sa réalisation puis à son suivi, en étroite relation avec le rédacteur en chef de la revue, le directeur du Cléo et avec les différents corps de métier impliqués. Il coordonne l’ensemble des opérations conduisant à la mise en oeuvre du site (architecture globale, contenus, fonctionnalités, interopérabilité) en phase avec les contraintes éditoriales propres au projet, les chartes de qualité du Cléo et les contraintes technologiques imposées par la plate-forme. Il accompagne, conseille et forme les équipes éditoriales des revues. Il assure la traduction des besoins éditoriaux en termes techniques. Il est force de proposition pour développer les projets web dont il assure l’accompagnement.
TâchesLes compétences souhaitées touchent les domaines suivants : édition ou gestion de projets web.
Dans l’optique d’internationalisation du portail la connaissance de l’anglais et notamment de l’espagnol sera remarquée.
Lieu d’exerciceMarseille (Université de Provence, près de la gare de St Charles)
L’employeurLe Cléo est un laboratoire associant le CNRS, l’EHESS, l’Université d’Avignon et l’Université de Provence. Il fait activement partie du réseau constitué par le Très grand équipement-Adonis. Il est installé à l’Université de Provence (site Saint-Charles) et mène des missions de service public : mise à disposition d’une plateforme complète comprenant un portail (Revues.org) de revues scientifiques en libre accès, une plateforme de carnets de recherche en sciences humaines (Hypothèses), développement de fonctionnalités, mise en place d’accords d’interopérabilité. Il met en ligne plus de 50 000 documents structurés en XML, via des sites web éditorialement gérés par plus de deux cents chercheurs, enseignants, documentalistes et éditeurs en sciences humaines. Le nombre de projets éditoriaux, de visiteurs et de fonctionnalités est en forte croissance.
Cléo Revues.orgCNRS/EHESS/UP/UAPV
3, place Victor Hugo, Case n°86,
13331 Marseille Cedex 3
FRANCE
Tél. +33 4 88 57 69 29
Fax +33 4 88 57 69 30
http://cleo.cnrs.fr
« Cameleon » par loic.photo, cc by-nc
Le Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo) recrute un(e) stagiaire pour son pôle information scientifique pour une durée de 3 à 6 mois. Le stage pourrait débuter en septembre (à préciser ensemble).
MissionsLes missions du stagiaire porteront sur le référencement des publications du portail Revues.org (revues et livres) et Hypotheses.org (carnets de recherche).
Il s’agira de développer la visibilité et la diffusion des documents publiés sur les portails du Cléo. La mise en ligne est en effet la première étape de la diffusion sur le web : un travail de valorisation est nécessaire pour porter un article à la connaissance de ses lecteurs potentiels. Un article mal référencé limite ses chances d’être lu, même s’il est accessible gratuitement en texte intégral.
Sous la tutelle du directeur du Cléo, le/la stagiaire devra :
Une connaissance des techniques de référencement et des formats d’interopérabilité est nécessaire.
Une connaissance du monde de l’édition et de la recherche en sciences humaines et sociales sera appréciable.
La maîtrise de l’anglais, au moins à l’écrit, serait un grand plus pour assurer les échanges avec les bases de données et les grandes bibliothèques étrangères.
Le stage aura lieu à Marseille (13003). Il durera trois à six mois et débutera en septembre 2010.
Indemnité de stage prévue, en conformité avec la réglementation en vigueur.
Pour nous poser des questions ou nous transmettre votre candidature, veuillez écrire à contact@revues.org
L’employeurLe Cléo est un laboratoire associant le CNRS, l’EHESS, l’Université d’Avignon et l’Université de Provence. Il fait activement partie du réseau constitué par le Très grand équipement-Adonis. Il est installé à l’Université de Provence (site Saint-Charles) et mène des missions de service public : mise à disposition d’une plateforme complète comprenant un portail (Revues.org) de revues scientifiques en libre accès, une plateforme de carnets de recherche en sciences humaines (Hypothèses), développement de fonctionnalités, mise en place d’accords d’interopérabilité. Il met en ligne plus de 50 000 documents structurés en XML, via des sites web éditorialement gérés par plus de deux cents chercheurs, enseignants, documentalistes et éditeurs en sciences humaines. Le nombre de projets éditoriaux, de visiteurs et de fonctionnalités est en forte croissance.
Cléo Revues.orgCNRS/EHESS/UP/UAPV
3, place Victor Hugo, Case n°86,
13331 Marseille Cedex 3
FRANCE
Tél. +33 4 88 57 69 29
Fax +33 4 88 57 69 30
http://cleo.cnrs.fr
« Steacie Library », par Raysonho, domaine public
Zotero est un logiciel libre de gestion de références bibliographiques, développé par le Center for history and new media. Il permet de récupérer automatiquement les métadonnées d’articles disponibles en ligne, grâce à un système de « translators ».
Un translator assurait la compatibilité entre Revues.org et Zotero depuis 2008, mais ne permettait l’importation que d’un nombre limité de métadonnées. Un nouveau translator pour Revues.org a donc été développé par l’équipe du Cléo depuis fin 2009 ; il assure désormais une meilleure compatibilité entre Zotero et les revues et livres du portail. Le développement de ce translator s’est notamment basé sur la mise en place et l’harmonisation de métadonnées Prism et Dublin Core qualifié.
Les fonctionnalités suivantes sont dès à présent disponibles pour plus de 170 publications en ligne du portail :
Les données suivantes sont également importées :
D’autre part, la possibilité d’importer des données depuis les résultats du moteur de recherche de Revues.org est en cours d’étude.
Pour des raisons techniques, quelques revues ne profitent pas encore de ces fonctionnalités, mais verront leur compatibilité avec Zotero s’améliorer dans les semaines et mois à venir.
Les carnets de recherche de la plateforme Hypothèses sont quant à eux compatibles dans leur intégralité avec Zotero.
Pour plus d’informations sur Zotero :
Le Cléo recrute un(e) stagiaire au sein de son pôle informatique pour une période de 3 mois.
Il/elle mettra en place plusieurs bases de données destinées à être utilisée par le personnel administratif pour la gestion et la communication du laboratoire.
Pour les deux premiers projets, il s’agira de développer la base de données, les interfaces de saisie et d’interrogation de la base. Le troisième projet s’appuie sur la base de données de Calenda disponible au format MySQL. Le travail consistera à développer les interfaces d’interrogation de cette base.
Pour les trois projets il faudra produire la documentation nécessaire à l’utilisation de ces outils et former les utilisateurs (le personnel du laboratoire).
Environnement de travailWindows, Microsoft Access
Compétences recherchéesDurée : 3 mois
Indemnité de stage de 417 € brut prévue
Le stage aura lieu à Marseille (13003).
Pour toute information, écrivez à contact@revues.org
Le Cléo est un laboratoire associant le CNRS, l’EHESS, l’Université d’Avignon et l’Université de Provence. Il fait activement partie du réseau constitué par le Très grand équipement-Adonis. Il est installé à l’Université de Provence (site Saint-Charles) et mène des missions de service public : mise à disposition d’une plateforme complète comprenant un portail (Revues.org) de revues scientifiques en libre accès, une plateforme de carnets de recherche en sciences humaines (Hypothèses), développement de fonctionnalités, mise en place d’accords d’interopérabilité. Il met en ligne plus de 50 000 documents structurés en XML, via des sites web éditorialement gérés par plus de deux cents chercheurs, enseignants, documentalistes et éditeurs en sciences humaines. Le nombre de projets éditoriaux, de visiteurs et de fonctionnalités est en forte croissance.
Cléo Revues.orgCNRS/EHESS/UP/UAPV
3, place Victor Hugo, Case n°86,
13331 Marseille Cedex 3
FRANCE
Tél. +33 4 88 57 69 29
Fax +33 4 88 57 69 30
http://cleo.cnrs.fr
Eric Verdeil signale sur son carnet Rumor l’organisation d’une rencontre le 16 juin à Lyon sur les enjeux de l’édition électronique. En voici la présentation :
Mercredi 16 juin, 18 h-20 h
Les Enjeux de l’édition électronique
Lecteurs, éditeurs, libraires
Rencontre-débat à l’occasion de la parution du livre de Marin Dacos et
Pierre Mounier : L’édition électronique, La Découverte, collection Repères
avec :
L’apparition du iPad et de nombreux autres supports de lecture attire l’attention sur la mutation irréversible de l’édition vers l’électronique. S’il est bien clair que l’électronique n’éliminera pas le papier, ni à court, ni à moyen terme, il n’en reste pas moins que les usages vont connaître de grandes évolutions. L’édition universitaire est déjà avancée sur la voie la dématérialisation du texte. C’est notamment le cas pour les articles de revues mais aussi à travers la naissance de nouveaux modes de communication, comme les blogs scientifiques. Les métiers du livre, éditeurs et libraires, paraissent à la veille de changements importants également dans leurs contenus et leurs modèles économiques.
Entrée libre
Librairie TERRE DES LIVRES
86, rue de Marseille 69007 Lyon
Tel & fax : 04 78 72 84 22 – http://terre.des.livres.free.fr
Pierre Mounier et Marin Dacos viennent de publier une Tribune sur Lemonde.fr
Le livre numérique est dans l’impasse, faisons le choix de l’édition électronique ouverte !, par Marin Dacos et Pierre Mounier LEMONDE.FR | 13.05.10 | 10h43a y est, elle est là, enfin ! La voici qui arrive après avoir tant été annoncée : la révolution numérique du livre. Depuis plusieurs semaines, le monde de l’édition est agité d’une étrange fièvre technologique. Après être resté des années durant à l’écart du développement du web, les acteurs de la filière du livre semblent vouloir plonger tête baissée dans le grand bain électronique. Tandis que les rapports se multiplient, les éditeurs français focalisent leur attention sur une question importante mais plutôt étroite : le taux de TVA du livre électronique.
Les vrais enjeux sont cependant d’une toute autre ampleur et ils sont peu discutés : sur le segment de la distribution et de la vente de livres électroniques, trois acteurs d’envergure internationale ont pris position et semblent bien décidés à verrouiller le marché dans une situation d’oligopole : il s’agit de Google, déjà présent avec le très contesté Google books et bientôt avec Google édition annoncé pour l’été, Amazon avec sa tablette de lecture Kindle, et enfin Apple son tout récent iPad. Les trois initiatives ne relèvent pas de la même logique. Elles ont pourtant des points communs et sont grosses de dangers : pour les lecteurs, pour les auteurs, et même pour les éditeurs…