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Le carnet du Cléo
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OpenEdition à l’École française de Rome

3 février, 2012 - 11:09

École française de Rome, Palazzo Farnese, par Roberto Fuligni, licence CC-BY-NC-ND 2.0

Marin Dacos, directeur du Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo), et Jean-François Rivière, chargé d’édition au Cléo, seront à Rome durant la semaine du 6 au 10 février 2012, à l’invitation de l’École française de Rome.

Marin Dacos donnera notamment une conférence le lundi 6 février, à 17h, sur le thème « Libres accès aux résultats de la recherche scientifique. D’ArXiv à OpenEdition Freemium »

Le mouvement du libre accès aux résultats de la recherche scientifique, lancée en 1991 par des Physiciens, comme une réponse concrète à un besoin de rapidité des échanges entre pairs, est devenu au début du XXIe siècle un mouvement structuré autour de la Déclaration de Berlin sur le libre accès à la connaissance (2003), qui portait autant sur les articles que sur les données associées à la recherche. Signée par plus de 360 établissements d’enseignement supérieur et de recherche, cette déclaration est à la fois une réaction au problème posé par un oligopole d’industriels de l’édition possédant des milliers de revues, une position de principe sur la nécessaire efficacité scientifique des publications et une posture démocratique sur la nécessité de l’accès, par tous les citoyens, à l’ensemble des résultats de la recherche.

Si, d’un point de vue médiatique, cet enjeu est plus visible sur la question  des sciences touchant à la santé (médicaments, risques sanitaires, etc.), d’un point de vue démocratique, le sujet touche les fondements des sciences humaines et sociales et interroge le rapport que nos disciplines veulent et peuvent développer avec la société. Les tenants du libre accès ont désormais dépassé les pétitions de principe et proclament que le libre accès ne doit pas être un idéal, mais une réalité, non pas une opération commando basée sur les bonnes volontés, mais un dispositif économiquement viable à long terme. Pour cela, ils ont analysé les points de blocage d’un processus d’ouverture de la science qui doit être financé pour dépasser le stade de l’utopie.

À l’heure des restrictions budgétaires et des déficits publics, la science peut-elle être gratuite ? L’édition électronique scientifique de qualité ne peut pas se passer de professionnels et coûte cher, très cher, parfois même plus cher que l’édition papier, quoi qu’en laisse penser une vieille (et inexacte) intuition. Il ne saurait donc y avoir d’édition de qualité qui soit gratuite. En revanche, elle pourrait être en libre accès, si des modèles économiques inventifs permettaient leur financement à cause, voire même grâce au fait qu’ils soient librement accessibles à tous.

Lieu de la conférence : École française de Rome, Piazza Navona, 67, Salle de conférences (1er étage).

Les tablettes de lecture électroniques. Hervé Bienvault. Vidéo uecleo 2011

31 Janvier, 2012 - 17:39

En septembre dernier, le Cléo organisait sa deuxième université d’été de l’édition électronique ouverte. Cet événement a permis à plus de cent personnes, chercheurs, éditeurs, bibliothécaires et documentalistes,  de bénéficier de cours, conférences, ateliers pendant une semaine complète à Marseille. Vous pouvez visionner sur L’Edition électronique ouverte les enregistrements vidéos des cours et conférences de l’Université d’été. Après la conférence d’Octavio Kulesz sur l’édition électronique dans les pays du sud, nous vous proposons la conférence du mercredi 14 septembre, animée par Hervé Bienvault : Les tablettes de lecture électroniques.

URL de l’enregistrement vidéo : http://www.archive.org/details/bienvault_uecleo-2011

Eric Duchemin, rédacteur en chef de la revue Vertigo sur Radio Canada

29 Janvier, 2012 - 00:01

Samedi 28 janvier, l’émission La Sphère animée par Matthieu Dugal sur la Première Chaîne de Radio Canada, invite Eric Duchemin, professeur associé et chargé de cours à l’Institut des sciences de l’environnement à l’UQAM, à parler de la revue Vertigo dont il est le créateur et le rédacteur en chef. Présentée comme à l’”avant-garde la publication scientifique”, la revue Vertigo que diffuse Revues.org, publie aujourd’hui une centaine d’articles par an en provenance d’Amérique, d’Europe ou d’Afrique. Dans cette émission, Eric Duchemin évoque les motivations qui l’ont conduit à créer cette revue purement électronique dès 2000 : libre accès, diffusion vers un lectorat pas seulement académique, visibilité internationale, mise en oeuvre de pratiques éditoriales innovantes, par exemple avec son carnet de recherche associé. Eric Duchemin, qui est membre du Conseil Scientifique du Cléo, s’enorgueillit à juste titre de représenter une des revues les plus consultées de Revues.org, à l’égal de Nuevo Mundo, une autre revue purement électronique de même génération, qui a fait elle aussi le pari du libre accès.

Vertigo comme Nuevo Mundo participent au programme OpenEdition freemium.

On peut écouter cette émission en différé sur Internet.

Voici une présentation de la revue Vertigo : “VertigO. La revue électronique en sciences de l’environnement, fondée en avril 2000 et diffusée dans l’ensemble de la francophonie, s’attache à promouvoir les recherches et les opinions scientifiques sur les problèmes environnementaux contemporains. VertigO privilégie la diffusion de savoirs critiques, de travaux et résultats de recherche et de dossiers d’actualité.

Les numéros sont généralement dédiés à un thème. La revue publie des travaux relevant de disciplines multiples notamment de la sociologie, des sciences de la nature, de l’anthropologie, du droit, de la philosophie, des sciences de la santé, des sciences politiques. Elle est soutenue notamment par l’Institut des sciences de l’environnement et la Faculté des sciences de l’Université du Québec à Montréal (Canada).”

Nicolas Thély, auteur du carnet Déja là sur France Culture

28 Janvier, 2012 - 13:20

Nous vous recommandons d’écouter l’émission Place de la Toile sur France Culture ce samedi 28 janvier de 18 à 19h. L’invité de cette semaine est en effet Nicolas Thély, professeur en art, esthétique et humanités numériques à l’Université Rennes 2 et auteur du carnet de recherches Déjà là  sur Hypotheses.org. Nicolas Thély vient d’ailleurs de publier Le Tournant numérique de l’esthétique chez Publie.net, recueil d’articles qu’il a écrits entre 2005 et 2011.

Philosophe de formation, Nicolas Thély s’intéresse non seulement aux conditions contemporaines de la création artistique dans l’environnement numérique, mais aussi et surtout à la manière dont émerge une production esthétique amateure qui tire profit de la démocratisation de l’accès aux outils de création numérique. Engagé plus récemment dans le champ des humanités numériques, il s’intéresse à la manière dont la recherche en esthétique peut se développer au sein de ce champ en expansion.

L’émission de Place de la Toile intitulée “Comment l’art est travaillé par le numérique” peut être écoutée en direct sur Internet, mais aussi en différé via une diffusion en podcast.

Voici une présentation de son dernier ouvrage : ”

Dans Le tournant numérique de l’esthétique, Nicolas Thély  parle de pratiques artistiques et de pratiques amateurs contemporaines. Il nous invite à nous ressaisir du rôle des nouvelles technologies dans la production esthétique du regard. Car le numérique bouleverse le regard.

Comment percevoir ces changements ? Comment penser ces évolutions bientôt radicales ? Nicolas Thély trouve une juste distance : il place sa réflexion au plus près des œuvres, des formes et des pratiques et trouve le pas de côté qu’il faut pour permettre au lecteur de comprendre comment, depuis une quinzaine d’années, le numérique est une expérience qui irradie les formes, qui induit des transformations profondes.

Le tournant numérique de l’esthétique est dans la logique de l’après-coup. Il nous permet de saisir à partir des œuvres et des pratiques ce qui n’est déjà plus et nous donne des outils pour comprendre l’actualité mouvante de notre monde, la complexité de nos expériences contemporaines. Et de prendre alors conscience des changements de la sensibilité et de l’inscription du numérique dans notre humanité même. Car ce monde numérique, c’est profondément et esthétiquement le nôtre.

Evidence du sujet, des enjeux soulevés, des thèmes et des questions abordées, analysées. Conviction ensuite que cette publication numérique sur publie.net était le prolongement d’un geste réflexif. Evidence enfin de la cohérence d’ensemble : on avance dans une pensée qui s’expérimente avec les formes nouvelles, les pratiques en devenir, ces imperceptibles transformations qui, bientôt, auront radicalement changé les existences.”

Stage de suivi de projet d’édition électronique : mise en ligne d’une publication sur Revues.org

25 Janvier, 2012 - 11:56

Le Cléo recherche un(e) stagiaire pour une période de 4 à 6 mois pour son pôle éditorial.

Le stage doit être conventionné. Il aura lieu à Marseille (13003).
La date de début de stage est libre mais idéalement au début du mois de mars pour une durée de cinq mois.

Stage : Suivi de la mise en ligne d’une revue

Accompagner un projet d’édition électronique tout au long de son cycle de vie

Mission principale
Le stagiaire aura en charge le suivi éditorial de la mise en ligne d’une revue. Il suivra toute la chaîne éditoriale depuis l’accession de la revue sur Revues.org jusqu’à sa mise en ligne.
Sa mission portera sur la création de l’espace de travail, l’accompagnement du montage du dossier de numérisation des volumes papier, le suivi de la numérisation, la préparation et le stylage des documents, la mise en ligne de numéros, le suivi de la maquette et la finalisation du site.

Missions secondaires
En dehors de ce projet, le stagiaire touchera d’autres aspects de l’édition électronique.
Il sera notamment amené à :

  • préparer et mettre en ligne dans Lodel des numéros de revues ;
  • communiquer avec l’équipe éditoriale de la revue sur l’avancée du projet ;
  • enrichir l’information documentaire à destination des revues ;
  • produire des rapports qualité sur les revues déjà en ligne et sur celles dont la mise en ligne est prévue ;
  • établir une veille éditoriale.

Sous la responsabilité d’un chargé d’édition (tuteur), le stagiaire appréhendera les différents aspects de l’édition électronique. Il sera formé au logiciel de gestion de contenu de la plateforme (Lodel, logiciel d’édition électronique). En concertation avec son tuteur, il établira le programme de mise en ligne et en suivra la réalisation. Il aura ainsi une vision des différents métiers de l’édition électronique : graphiste, intégrateur web, développeur, administrateur système, documentaliste.

Compétences requises :

  • Bac + 3 minimum et / ou formation aux métiers du livre
  • Sensibilités aux lettres et aux sciences humaines et sociales
  • Bonne connaissance du Web
  • Maîtrise des outils de bureautique, notamment traitement de texte

Rémunération : indemnités de stage en conformité avec la réglementation en vigueur (436,05 €).

Candidature : Pour toute question ou pour nous transmettre votre candidature (CV + lettre de motivation), écrire à contact@revues.org, à l’attention de Céline Barthonnat.

 

L’employeur

Le Cléo est un laboratoire associant le CNRS, Aix-Marseille Université, l’EHESS et l’Université d’Avignon. Il inscrit son action dans le cadre de la BSN, Bibliothèque scientifique numérique. Il est installé dans les locaux de l’Université Aix-Marseille, sur le site Saint-Charles, et mène des missions de service public : mise à disposition d’une plateforme complète comprenant un portail de revues et de livres scientifiques en libre accès (Revues.org), un calendrier des lettres et sciences humaines et sociales (Calenda) et une plateforme de carnets de recherche en sciences humaines (Hypotheses.org), développement de fonctionnalités, mise en place d’accords d’interopérabilité. Il met en ligne plus de 70 000 documents structurés en XML, via des sites web éditorialement gérés par plus de deux cents chercheurs, enseignants, documentalistes et éditeurs en sciences humaines. Le nombre de projets éditoriaux, de visiteurs et de fonctionnalités est en forte croissance.

Cléo / Revues.org
CNRS/AMU/EHESS/UAPV
3, place Victor Hugo, Case n°86,
13331 Marseille Cedex 3
FRANCE
Tél. +33 4 13 55 03 55
Fax +33 4 13 55 03 41
http://cleo.cnrs.fr

Les carnets récents d’Hypotheses.org #8

24 Janvier, 2012 - 12:34

Durant la période du 10 au 23 janvier, plusieurs carnets ont été intégrés au catalogue des carnets d’Hypotheses.org :

Séminaire Digital Humanities à l’EHESS. Programme de l’année 2012

18 Janvier, 2012 - 17:45

History Club meeting. New York Public Library

Le séminaire Digital Humanities à l’EHESS reprendra ses travaux le mercredi 25 janvier 13h-15h au “France”, 190-198 avenue de France, 75013 Paris, Salle 3. Le séminaire est ouvert à tous mais sur inscription : pierre.mounier@ehess.fr

Présentation

Le Séminaire Digital Humanities, les transformations numériques du rapport aux savoirs http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2011/ue/1094/ se penche sur l’émergence des digital humanities (DH), en Amérique du Nord et en Europe, à l’intersection des sciences humaines et sociales et des sciences de l’information. Ce terme désigne tout à la fois un ensemble de pratiques de recherche mobilisant de manière structurelle des moyens informatiques, des modèles épistémologiques relevant du concept de « e-sciences », mais aussi des modes de diffusion des résultats de la recherche qui mobilisent les nouveaux moyens de communication en réseau. À un autre niveau, le développement des digital humanities a des implications en terme de politique scientifique pour les sciences humaines et sociales en faisant porter l’attention sur le besoin d’infrastructures de recherche d’un nouveau type (développement des cyberinfrastructures, grilles de calcul et plates-formes d’édition). Enfin, les digital humanities représentent, pour des disciplines dont l’inscription dans le champ scientifique fait débat, une opportunité pour aborder sous un angle différent leur position dans les relations sciences-société.

Cette année, le séminaire sera consacré à la préparation d’une action coordonnée par le Cléo qui aboutira en septembre 2012. Cette action s’articule autour de l’organisation d’un événement scientifique, d’une publication, et de la préparation d’un programme de recherche.

Evénement : A la fin du mois de septembre 2012, le Cléo organisera le deuxième THATCamp à l’EHESS à Paris. Pour mémoire,  un ThatCamp – acronyme de The Humanities and Technology Camp – est une conférence qui se déroule selon un mode d’organisation particulier : «Un THATCamp est une rencontre ouverte où chercheurs de sciences humaines et informaticiens de tous les niveaux apprennent ensemble et échangent au cours de sessions proposées spontanément»: http://thatcamp.org/. Des THATCamps sont organisés régulièrement partout dans le monde. C’est à Paris qu’a eu lieu le premier THATCamp se déroulant en Europe : http://tcp.hypotheses.org/

Publication : Conjointement à cet événement, le Cléo publiera un nouveau Read/Write Book, consacrée aux digital humanities (le premier était dédié à l’édition électronique http://cleo.revues.org/128 ). Le RWB 2 constituera une anthologie des meilleurs textes (chapitres d’ouvrages, articles, billets de blogs) publiés en ligne sur le sujet au cours des toutes dernières années.

Programme de recherche : dans le cadre de la construction d’une association européenne des digital dumanities – Humanistica http://www.humanistica.eu/ –, un programme de recherche international, comparatif, sur les périmètres et les méthodes des digital humanities dans les différents pays européens est en préparation. Plusieurs séances du séminaire seront consacrées à l’organisation de ce programme qui démarrera officiellement à la suite du THATCamp.

Contrairement aux années précédentes, le séminaire ne sera donc pas articulé autour de présentations formelles de projets – à une exception près,  la séance du 16 mai. La plupart des séances seront des sessions de travail en commun sur l’un ou l’autre des éléments de l’action coordonnée. Le séminaire est ouvert à tous ceux qui veulent y participer et apporter leur contribution.

Programme des séances :

25 janvier – Un Read/Write Book sur les digital humanities (séance 1)
La séance sera consacrée à une présentation de l’action coordonnée (objectifs, modalités, organisation, calendrier, partenaires) puis à une première recension des textes candidats à sélection dans le RWB2. Tous les participants sont invités à faire des propositions. Une liste bibliographique complète sera établie à l’issue de la séance.

15 février – Un Read/Write Book sur les digital humanities (séance 2)
La séance sera consacrée à une lecture critique et à une discussion des textes proposés. Une organisation par parties et une structuration de la collection de textes sera proposée à l’issue du travail en commun. Ce travail servira à la construction du Read/Write Book 2 qui, comme son prédécesseur, se présente comme une anthologie de textes publiés. L’édition scientifique de cet ouvrage prendra modèle sur les “living books about life” expérimentés par OpenHumanities Press : http://www.livingbooksaboutlife.org/about.html

21 mars – Humanistica, association européenne des digital humanities
La séance sera consacrée à la présentation du projet de création de l’association européenne des digital humanities : Humanistica. L’idée fondatrice en a été lancée à l’issue du THATCamp de Florence (23-26 mars 2011) http://www.thatcampflorence.org/ . Une séance de travail a été organisée au cours du ThatCamp Lausanne (11-12 novembre 2011) http://switzerland2011.thatcamp.org/  qui a débouché sur la proposition de construire un programme de recherche européen sur les méthodes des digital humanities. Cette séance du séminaire permettra de faire avancer la préparation de ce programme. Elle sera organisée en visio-conférence (sous réserve) avec le THATCamp Luxembourg : http://www.digitalhumanities.lu/ qui se déroule au même moment.

16 mai –  Séance spéciale : La généalogie des métadonnées
Seth van Hooland, titulaire de la Digital Information Chair à l’Université libre de Bruxelles http://homepages.ulb.ac.be/~svhoolan/ présentera ses recherches : “Pour une généalogie des méta-données : évaluer et améliorer la qualité des pratiques documentaires dans le secteur culturel”. Résumé : “La numérisation du patrimoine culturel rend la problématique de la qualité des bases de données documentaires particulièrement aigüe. Si l’accès aux collections culturelles est de plus en plus aisé, leur interprétation demeure problématique. Une application originale du concept de «temporalité étagée» (Braudel) à une étude de cas réelle et complexe, à savoir le processus de transformation des supports physiques des catalogues durant plus d’un siècle au sein du Musée Royal de l’Afrique Centrale (Tervuren), contribue à répondre à cette question. Cette herméneutique des bases de données documentaires donne lieu à des résultats opérationnels et généralisables pour la gestion de la qualité des dispositifs documentaires au sein du secteur culturel”.

20 juin – Autour du THATCamp : Bootcamp, Booksprint, Codesprint
Cette séance sera consacrée à la préparation du THATCamp de septembre, et plus particulièrement des sessions qui l’encadreront. Il s’agit de :
- Sessions de formation (Bootcamp) en salle informatique, pour permettre aux participants d’apprendre à maîtriser des logiciels, des techniques de traitement de données ou des dispositifs de co-production, partage ou diffusion de l’information.
- Sessions de co-production intensive de logiciels (Codesprint http://en.wikipedia.org/wiki/Sprint_%28software_development%29) ou de livres (manuels) (Booksprint http://www.booksprints.net/)
Un appel à manifestation d’intérêt pour participer et animer ces sessions est lancé. Les propositions seront discutées et articulées au cours du séminaire.

Les revues de janvier : Volume !, Anabases, Recherche & formation, Comicalités

16 Janvier, 2012 - 11:47
Volume ! Revue consacrée à l’étude pluridisciplinaire des musiques populaires

Volume ! La revue des musiques populaires est une publication semestrielle des Éditions Mélanie Seteun, fondée en 2002. Elle est consacrée à l’étude pluridisciplinaire des musiques populaires, en croisant les apports méthodologiques et théoriques français avec ceux des cultural et popular music studies. Pour l’inauguration du site, la revue propose six numéros en libre accès intégral, de nombreux index par mots-clés, artistes, genres musicaux, périodes ou encore espaces géographiques.
http://volume.revues.org

Comicalités Revue interdisciplinaire qui vise à interroger la bande dessinée en tant qu’objet culturel

Comicalités. Études de culture graphique entend interroger la spécificité ainsi que l’évolution des modes d’expression, de production et de réception de la bande dessinée, de l’illustration, de la caricature et du dessin animé. La revue, éditée par l’Université Paris XIII, publie des articles à flux continu et des dossiers thématiques. Pour l’ouverture de son site, Comicalités propose un dossier consacrée à  La bande dessinée : un « art sans mémoire » ?. Deux autres dossiers sont à venir : Représenter l’auteur de bande dessinée et L’Allemagne : quelle(s) image(s) ?. Par ailleurs, Comicalités fait partie des revues du programme OpenEdition Freemium.
http://comicalites.revues.org/

Recherche & formation La revue traite des questions de la formation initiale et continue

La revue Recherche & formation fait connaitre les recherches, les expériences, les innovations, les publications et les manifestations récentes dans le domaine de la formation initiale et continue. Elle aborde les questions posées par l’articulation entre théorie et pratique, la transposition didactique des connaissances scientifiques et les rapports entre l’université et les professions de l’éducation et de la formation. La revue est publiée par ENS Éditions à raison de trois numéros par an. Pour l’ouverture du site, seize numéros sont en ligne dont six en texte intégral.
http://rechercheformation.revues.org

Anabases Revue portant sur la réception et les traditions de l’Antiquité à travers le temps

Publiée depuis 2005 par l’Équipe de Recherche sur la Réception de l’Antiquité : Sources, Mémoire, Enjeux (E.R.A.S.M.E, Toulouse II-Le Mirail), Anabases est une revue internationale, transdisciplinaire et comparatiste portant sur la réception et les traditions de l’Antiquité à travers le temps. La démarche interculturelle sous-tend une perspective transversale dans trois registres d’analyse : 1) entre disciplines, comme l’histoire, la philosophie, les littératures, l’archéologie, les sciences politiques ; 2) entre aires culturelles touchant la Méditerranée, l’Europe, le Proche-Orient et le Moyen-Orient ; 3) entre périodes, depuis l’Antiquité jusqu’au très contemporain. Pour l’ouverture du site, six numéros sont en ligne, dont un en texte intégral.
http://anabases.revues.org/

L’édition électronique dans les pays du Sud. Octavio Kulesz. Vidéo uecleo 2011

16 Janvier, 2012 - 10:35

En septembre dernier, le Cléo organisait sa deuxième université d’été de l’édition électronique ouverte. Cet événement a permis à plus de cent personnes, chercheurs, éditeurs, bibliothécaires et documentalistes,  de bénéficier de cours, conférences, ateliers pendant une semaine complète à Marseille. Vous pouvez visionner sur L’Edition électronique ouverte les enregistrements vidéos des cours et conférences de l’Université d’été. Après la conférence d’Hubert Guillaud sur la lecture sociale, nous vous proposons la conférence du vendredi 16 septembre, animée par Octavio Kulesz : L’édition électronique dans les pays du Sud : émergence de nouveaux modèles ? Cet enregistrement vidéo ainsi que tous ceux qui suivent ont été réalisés et montés par Thomas Giovannetti de l’équipe Télé Campus Provence, partenaire de cet événement.

URL de l’enregistrement vidéo : http://www.archive.org/details/kulesz_uecleo2011

Plus de 300 carnets sur Hypotheses.org (carnets récents #7)

13 Janvier, 2012 - 14:15

Durant la période du 21 décembre 2011 au 9 janvier 2012, plusieurs carnets ont été intégrés au catalogue des carnets d’Hypotheses.org qui réunit désormais plus de 300 carnets.

Les « À la une » de Calenda, du 2 au 15 janvier

13 Janvier, 2012 - 14:09

Chaque jour, l’équipe de Calenda examine et valide les annonces d’événements scientifiques en lettres, sciences humaines et sociales qui lui ont été suggérées par le biais d’un formulaire en ligne. Parmi les dernières annonces validées, nous avons notamment choisi de mettre « à la une » :

OpenEdition vous souhaite une bonne année 2012

11 Janvier, 2012 - 16:43

 

OpenEdition wishes you a Happy New Year 2012
OpenEdition wünscht Ihnen ein frohes neues Jahr 2012
يتمنى لكم عاماً سعيداً OpenEdition
OpenEdition deseja a todos um Bom Ano 2012
OpenEdition les desea un feliz año nuevo 2012

OpenEdition offre à la communauté scientifique quatre plateformes de publication et d’information en sciences humaines et sociales : Revues.org, Hypotheses.org, OpenEdition Books et Calenda. OpenEdition a ses bureaux à Marseille, Paris et Lisbonne et reçoit le soutien du Centre National de la Recherche Scientifique, d’Aix Marseille Université, de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, de l’Université d’Avignon et de la Bibliothèque Scientifique Numérique.

Formations OpenEdition.org et Hypotheses.org à l’URFIST de Toulouse

11 Janvier, 2012 - 08:07

Le Pont Neuf vu depuis le quai de Tounis, Toulouse

Dans le cadre de son partenariat avec le réseau des URFIST, le Cléo animera deux formations  lundi 16 janvier et mardi 17 janvier 2012 à Toulouse. Les inscriptions doivent être prises directement auprès de l’URFIST de Toulouse : http://www.urfist.cict.fr/spip.php?article4

 

Lundi 16 janvier 2012 : OpenEdition, une plateforme documentaire en libre accès au service des bibliothèques et de leurs usagers : Revues.org, Hypotheses.org, Calenda

Formateur : Pierre MOUNIER, EHESS
Durée : 1 journée (10h-13h et 14h-17h)
Lieu : Urfist de Toulouse

Objectifs :
Présenter aux professionnels de l’information (bibliothécaires, documentalistes) de l’enseignement supérieur, aux enseignants-chercheurs et aux doctorants, toutes les ressources documentaires de la plateforme d’édition électronique OpenEdition : 300 revues et collections de livres (Revues.org), 300 carnets de recherche (Hypothèses), 15000 événements scientifiques (Calenda)
Montrer les différents services proposés aux usagers, former à l’utilisation avancée de la plateforme
Montrer l’apport des ressources intéressant directement le monde des bibliothèques universitaires
Présenter l’offre OpenEdition Freemium proposant aux bibliothèques et centres de documentation un nouveau modèle économique pour le libre accès

Contenu :
Introduction : l’édition électronique en sciences humaines et sociales
Présentation de la plateforme d’édition électronique OpenEdition et de ses contenus : le catalogue des revues et des livres, le catalogue des carnets, les programmes scientifiques ; distribution par disciplines, modes de diffusion, structuration documentaire
Les services pour les usagers : principes de navigation, moteur de recherche et index, interopérabilité avec les autres plateformes scientifiques, objets multimédias
Les services pour les bibliothèques : coverage lists, dépôt OAI, intégration dans les outils de recherche (EBSCO, AtoZ, Primo,…), fichiers OPML, envoi de documentation imprimée et de supports de formation.
OpenEdition Freemium : un bouquet de services reposant sur un modèle économique innovant pour les bibliothèques et le libre accès : accès personnalisé aux livres et revues aux formats HTML, PDF, ePub et mobipocket sans DRM ; diffusion multicanal pour lecture des contenus sur ordinateurs, liseuses, tablettes et smartphones, statistiques d’usages à la norme Counter, téléchargement de notices bibliographiques au format UNIMARC, formations sur site, newsletter, système d’alerte, accès à l’API Calenda,
Conclusion : quelle place pour le libre accès dans l’écosystème des publications scientifiques ?

Mardi 17 janvier 2012 : Ouvrir un carnet de recherche en sciences humaines et sociales sur Hypotheses.org

Formateur : Pierre MOUNIER, , EHESS
Durée : 1 journée (9h-12h et 13h-16h)
Lieu : Urfist de Toulouse

Objectifs :
D’une durée d’une journée, cette formation permettra aux participants de créer et ouvrir leur carnet de recherche. La formation permet de :
Connaître les apports du blog dans la communication scientifique
Connaître Hypothèses (http://hypotheses.org), la plateforme de carnets de recherche en SHS éditée par le Cléo (http://cleo.cnrs.fr)
Apprendre à créer, alimenter et configurer un blog avec WordPress, sur Hypothèses ou ailleurs

Contenu :
1e partie : Présentation (1h)
Diversité des blogs de recherche et enjeux que ce moyen de communication peut représenter pour les enseignants-chercheurs et les doctorants
Présentation de la plateforme Hypothèses, plateforme de carnets de recherche en SHS éditée par le Cléo (http://cleo.cnrs.fr)
2e partie : Travaux pratiques (5h)
Ouverture du carnet et première configuration
Personnalisation de l’apparence du carnet
Gestion des objets éditoriaux du carnet : billets, pages, catégories et mots-clés
Edition de contenus simples
Les options de configuration avancées
Edition de contenus complexes (insertion d’objets multimédias)
Configurations particulières : photoblog, carnet ” radar “

Le comité d’éthique du CNRS se prononce pour le libre accès et dresse un portrait édifiant du secteur de l’édition scientifique

6 Janvier, 2012 - 11:47

Ce billet a initialement été publié sur Blogo-numericus.
***

Le CNRS dis­pose d’un Comité d’éthique (COMETS) qui émet des avis sur des ques­tions aussi impor­tantes et com­plexes que :

  • Les aspects éthiques de la contro­verse sur le chan­ge­ment cli­ma­tique : avis (30 juin 2011 — pdf), résumé (pdf)
  • Aspects éthiques du finan­ce­ment public de la recherche sur pro­jet : avis (28 juin 2010 — pdf 235 ko), auto­sai­sine (sep­tembre 2008 — pdf 19 ko)
  • Éthique de la recherche dans l’expérimentation sociale : avis (19 jan­vier 2010 — pdf 158 ko)

En juin 2011, le COMETS a publié un avis sur les rela­tions entre cher­cheurs et mai­sons d’édition scien­ti­fique (30 juin 2011 — pdf, résumé — pdf). Cet avis «  se pro­pose d’analyser quelques-​uns des pro­blèmes actuel­le­ment ren­con­trés par les cher­cheurs dans leurs rela­tions avec les mai­sons d’édition scien­ti­fiques, d’en étudier les consé­quences et d’envisager des mesures qui pour­raient être prises pour y remé­dier.  »

Ce rap­port rap­pelle les fonc­tions majeures de l’édition dans le pro­ces­sus scien­ti­fique : enre­gis­tre­ment, vali­da­tion par les pairs, valo­ri­sa­tion, dif­fu­sion et archi­vage. Ces éléments consti­tuent le point aval de l’ensemble du pro­ces­sus de recherche et sont le cœur de pro­blèmes d’ordre juri­diques, éthiques et heuristiques.

Le pro­blème de la ces­sion des droits par les auteurs

L’avis men­tionne le pro­blème des ces­sions exclu­sives de droits aux éditeurs : « l’auteur est a priori pas­sible de pour­suites s’il met l’article, dont il est l’auteur, sur son site Web ou sur celui de son labo­ra­toire, une pra­tique pour­tant cou­rante, qu’il semble sou­hai­table de soutenir. »

L’avis ajoute que «  la pra­tique actuelle du droit d’auteur (…) n’encourage pas de façon évidente la créa­ti­vité. » Il va plus loin, en men­tion­nant le pro­blème de la « posi­tion domi­nante » de cer­tains éditeurs grâce à cer­tains titres consi­dé­rés comme majeurs. Regret­tant l’absence d’aide «  aux cher­cheurs dans la négo­cia­tion de leurs contrats avec les mai­sons d’édition  », le COMETS insiste sur­tout sur la néces­sité d’une plus grande cir­cu­la­tion des idées et des résul­tats de la recherche.

La ces­sion d’une idée est un jeu à somme positive

Insis­tant sur le carac­tère cumu­la­tif et col­lec­tif du savoir («  Chaque géné­ra­tion de cher­cheurs s’appuie sur le savoir des géné­ra­tions pré­cé­dentes et sur les recherches effec­tuées dans tous les pays  »), le COMETS met en évidence les carac­tères spé­ci­fiques des pro­duc­tions intel­lec­tuelles des scien­ti­fiques, quelle que soit leur discipline :

« quand on donne une pomme on la perd, mais quand on donne une idée, on la garde, tout en en fai­sant béné­fi­cier d’autres le plus lar­ge­ment pos­sible. Ainsi la ces­sion d’une pomme est-​elle un “jeu à somme nulle” (selon la ter­mi­no­lo­gie de Fer­nand Brau­del) tan­dis que la ces­sion d’une idée est un “jeu à somme positive” ».

C’est là qu’intervient la notion de biens non rivaux. Cette notion n’est pas uti­li­sée expli­ci­te­ment par l’avis, mais elle sous-​tend l’ensemble de l’argumentation du Comité : les carac­té­ris­tiques des idées et des docu­ments numé­riques sont très proches. En effet, trans­mettre à quelqu’un une idée, ou un docu­ment numé­rique, n’en dépos­sède pas son pro­prié­taire, alors que c’était le cas pour les biens ana­lo­giques (le livre papier étant l’idéal-type des biens ana­lo­giques dans le sec­teur des idées).

Un sec­teur à la ren­ta­bi­lité com­mer­ciale excessive

Para­doxa­le­ment, l’entrée dans le monde numé­rique a favo­risé l’apparition d’un oli­go­pole pla­çant les biblio­thèques devant une situa­tion bloquée :

C’est dans ce contexte que cer­taines mai­sons d’édition scien­ti­fique com­mer­ciales ont pro­gres­si­ve­ment pris le contrôle des échanges aca­dé­miques. Cette évolu­tion s’est accé­lé­rée lors de la der­nière décen­nie depuis que des inves­tis­seurs finan­ciers se sont aper­çus du carac­tère “inélas­tique” du mar­ché de l’édition scien­ti­fique (les clients conti­nuent à ache­ter même si les prix aug­mentent) de par le carac­tère non sub­sti­tuable des pro­duits échan­gés. Cette concen­tra­tion a été faci­li­tée par la tran­si­tion aux moyens élec­tro­niques de dif­fu­sion, qui ont d’abord bou­le­versé l’industrie de l’impression, néces­si­tant une recon­ver­sion du per­son­nel et des inves­tis­se­ments impor­tants. Pour ceux qui ont pu fran­chir ce pas et qui par­viennent à sus­ci­ter et à tirer parti des pro­grès tech­no­lo­giques, si le coût mar­gi­nal de la mise en ligne est négli­geable, il reste les coûts d’exploitation de la plate-​forme infor­ma­tique ainsi que sa mise à jour per­ma­nente et aussi de pro­mo­tion, coûts dont la per­ti­nence est sou­vent dis­cu­tée. Cer­taines mai­sons d’édition com­mer­ciales par­viennent tout de même à des taux de ren­ta­bi­lité supé­rieurs à 35 %, une situa­tion excep­tion­nelle pour un sec­teur écono­mique où est censé régner la concur­rence et qui conduit à s’interroger sur les prix pratiqués.

Le Comité d’éthique ne se pro­non­çant pas sur des cas par­ti­cu­liers, il ne cite pas Else­vier, mais c’est bien de lui et de ses équi­va­lents qu’il s’agit. Allons au terme du rai­son­ne­ment. Avec un chiffre d’affaires tour­nant autour 5 mil­liards d’euros1, Else­vier est un géant de l’édition. Son chiffre d’affaire est signi­fi­ca­ti­ve­ment plus élevé que celui d’Hachette Livres. Or, Else­vier fait état de béné­fices tour­nant autour de 25 à 30% (après salaires, dont on sait qu’ils ne sont pas ridi­cules). Ces taux sont proches de ceux de Micro­soft, qui est dans une situa­tion de quasi-​monopole sur son marché.

Des marges de manœuvre considérables

Ainsi, la recherche mon­diale pour­rait écono­mi­ser plus d’1,6 mil­liard d’euros par an avec le seul Else­vier. Dans la mesure où d’autres éditeurs pri­vés sont dans des situa­tions proches du point de vue de leur marge béné­fi­ciaire, on constate qu’il serait pos­sible de déga­ger plu­sieurs mil­liards de dol­lars d’économies pour les puis­sances publiques occidentales.

Le Comité insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas, pour autant, de contes­ter la légi­ti­mité du tra­vail d’édition et sa néces­saire rému­né­ra­tion : « La rétri­bu­tion des ser­vices ainsi ren­dus n’est pas contes­tée par les uti­li­sa­teurs, qu’ils soient cher­cheurs ou biblio­thé­caires  ». En effet, le métier d’éditeur n’a sans doute jamais été aussi indis­pen­sable pour struc­tu­rer la pro­duc­tion de savoir, qui n’a jamais été aussi mas­sive et complexe.

Le Comité met l’accent sur la dimen­sion inélas­tique du mar­ché de l’édition scien­ti­fique, et sur l’incapacité du sec­teur public à faire face à des pra­tiques contraires aux inté­rêts col­lec­tifs de la part des éditeurs domi­nant le marché :

Pour appuyer ces remarques nous cite­rons les conseils don­nés, il y a quelques années, par la firme Mor­gan Stan­ley à ses inves­tis­seurs : “The scien­ti­fic jour­nal busi­ness is cha­rac­te­ri­sed by rela­ti­vely inelas­tic demand, with indi­vi­dual jour­nals gene­rally having a strong fol­lo­wing within their par­ti­cu­lar niche […] The niche nature of the mar­ket and the rapid growth in the bud­gets of aca­de­mic libra­ries have com­bi­ned to make scien­ti­fic publi­shing the fas­test gro­wing sub-​sector of the media indus­try over the last 15 years” (Paul Goo­den, Mat­thew Owen, Sarah Simon and Louise Sin­gle­hurst, Scien­ti­fic Publi­shing: Know­ledge is Power, Mor­gan Stan­ley, Equity Research Europe, 30 Sep­tem­ber 2002). La situa­tion n’a pas vrai­ment changé mais pour­rait chan­ger brus­que­ment dans un ave­nir proche comme on peut le lire dans l’article “Aca­de­mic Publi­shing: Of Goats and Hea­daches” (The Eco­no­mist, 26 mai 2011), dont le sous-​titre est “One of the best media busi­ness is also one of the most resen­ted”.

Pour une redis­tri­bu­tion des cartes dans le sec­teur de l’édition scientifique

Fort de ce constat, le Comité appelle à une redis­tri­bu­tion des cartes dans ce secteur :

« Les dif­fi­cul­tés ren­con­trées par de nom­breuses ins­ti­tu­tions scien­ti­fiques lors de la négo­cia­tion des abon­ne­ments numé­riques illus­trent bien le fait qu’il devient urgent de mettre au point de nou­velles pra­tiques en matière de dif­fu­sion des résul­tats scien­ti­fiques. »

Pour cela, le Comité d’éthique émet cinq recom­man­da­tions qui sont citées inté­gra­le­ment en annexe de ce billet. Nous retien­drons ici les deux dernières :

  • recom­man­da­tion n°4 : néces­sité d’une inter­ven­tion publique pour per­mettre «  l’émergence de modèles écono­miques per­met­tant à des enti­tés, dont les pra­tiques seraient en accord avec la mis­sion de leurs cher­cheurs, d’exister face à d’autres opé­ra­teurs beau­coup plus puis­sants finan­ciè­re­ment  »
  • recom­man­da­tion n°5 : consi­dé­rer le savoir scien­ti­fique comme «  un patri­moine com­mun (com­mons) de l’humanité  », ce qui doit pous­ser au libre accès, dans les délais les plus courts possibles.

C’est le moment. Au travail !

Marin Dacos

Les recom­man­da­tions du Comité d’éthique du CNRS

1. Le CNRS devrait éclai­rer les cher­cheurs de ses labo­ra­toires sur la situa­tion juri­dique dans laquelle ils se trouvent lorsqu’ils publient un article dans une revue. Si le CNRS n’est aucu­ne­ment impli­qué dans la ces­sion du droit d’auteur à une mai­son d’édition, puisque qu’il ne par­tage pas le droit d’auteur des cher­cheurs, il doit les aider à pré­ser­ver leurs droits et à ne pas s’exposer à des risques juri­diques. Dans le cadre de l’élaboration de cet avis, une demande de note de cadrage a été faite à ce pro­pos au ser­vice juri­dique du CNRS.

2. Le CNRS devrait recom­man­der de faire ajou­ter dans le contrat de ces­sion des droits une clause sur la libre dis­po­si­tion des articles à des fins non com­mer­ciales sur le site des cher­cheurs sur la toile et sur les sites d’archives publiques. Pour­rait être explo­rée la pos­si­bi­lité de créer un grou­pe­ment euro­péen d’intérêt écono­mique (GEIE), entité morale recon­nue en droit euro­péen (cf. règle­ment CEE 2137/​85 du Conseil du 25 juillet 1985), dont les cher­cheurs et leurs ins­ti­tu­tions, CNRS entre autres, seraient membres et qui pour­rait être man­da­taire d’un droit de dif­fu­sion sans faire payer de droit d’accès, et à terme pou­voir repré­sen­ter les cher­cheurs pour défendre leurs droits.

3. Lors de négo­cia­tions avec les mai­sons d’édition pour l’achat de l’accès aux revues, aussi bien sous forme papier que sous forme élec­tro­nique, il est impé­ra­tif que les biblio­thé­caires, sou­vent regrou­pés dans des réseaux cen­tra­li­sant les achats, béné­fi­cient des conseils de juristes connais­sant bien la pra­tique en matière de droit com­mer­cial et de droit d’auteur, aussi bien fran­çais qu’étranger. Le CNRS doit y pour­voir en ce qui concerne ses labo­ra­toires et ses réseaux. Par ailleurs il est sou­hai­table que des repré­sen­tants des cher­cheurs soient asso­ciés à la pré­pa­ra­tion de ces négociations.

4. Les dys­fonc­tion­ne­ments mis en évidence dans cet avis pro­viennent du fait que le mar­ché de l’édition scien­ti­fique est passé depuis quelques années dans de nom­breuses dis­ci­plines sous le contrôle, soit de socié­tés com­mer­ciales, soit de socié­tés savantes qui sou­vent uti­lisent les revues qu’elles publient pour finan­cer d’autres acti­vi­tés moins lucra­tives. Il serait sou­hai­table que des orga­nismes publics, tel le CNRS, inter­viennent pour per­mettre l’émergence de modèles écono­miques per­met­tant à des enti­tés, dont les pra­tiques seraient en accord avec la mis­sion de leurs cher­cheurs, d’exister face à d’autres opé­ra­teurs beau­coup plus puis­sants finan­ciè­re­ment. Il y va du bon fonc­tion­ne­ment de leurs ins­tal­la­tions scien­ti­fiques, dont les centres de docu­men­ta­tion et de sto­ckage de données.

5. Le savoir scien­ti­fique se consti­tue grâce aux finan­ce­ments publics et se dif­fuse par les publi­ca­tions qui en résultent. Il devrait dès lors être consi­déré comme un patri­moine com­mun (com­mons) de l’humanité. À ce titre, il devrait res­ter libre­ment acces­sible à cha­cun, au bout d’un temps aussi court que pos­sible, ceci pour le béné­fice de l’avancement des connais­sances et la for­ma­tion de nou­velles géné­ra­tions de scien­ti­fiques. Là encore les efforts faits au niveau de cer­taines com­mu­nau­tés scien­ti­fiques pour garan­tir l’accès sans res­tric­tion aux archives scien­ti­fiques doivent être relayés par les ins­ti­tu­tions publiques, dont le CNRS.

Sociale la lecture ? Hubert Guillaud. Vidéo uecleo 2011

3 Janvier, 2012 - 16:48

En septembre dernier, le Cléo organisait sa deuxième université d’été de l’édition électronique ouverte. Cet événement a permis à plus de cent personnes, chercheurs, éditeurs, bibliothécaires et documentalistes,  de bénéficier de cours, conférences, ateliers pendant une semaine complète à Marseille. A partir d’aujourd’hui, et sur un rythme hebdomadaire, vous pourrez visionner sur l’Edition électronique ouverte les enregistrements vidéos des cours et conférences de l’Université d’été. Pour commencer, nous vous proposons le  cours du lundi 12 septembre, animé par Hubert Guillaud : Sociale la lecture ? Cet enregistrement vidéo ainsi que tous ceux qui suivent ont été réalisés et montés par Thomas Giovannetti de l’équipe Télé Campus Provence, partenaire de cet événement.

Les carnets récents d’Hypotheses.org #6

20 Décembre, 2011 - 11:05

Durant la période du 5 au 19 décembre, plusieurs carnets ont été intégrés au catalogue des carnets d’Hypotheses.org :

Les « À la une » de Calenda, du 1er au 16 décembre

16 Décembre, 2011 - 14:53

Chaque jour, l’équipe de Calenda examine et valide les annonces d’événements scientifiques en lettres, sciences humaines et sociales qui lui ont été suggérées par le biais d’un formulaire en ligne. Parmi les dernières annonces validées, nous avons notamment choisi de mettre « à la une » :

Les carnets récents d’Hypotheses.org #5

6 Décembre, 2011 - 15:45

Durant la période du 23 novembre au 5 décembre, plusieurs carnets ont été intégrés au catalogue des carnets d’Hypotheses.org :

Call for papers : Websites as sources

23 Novembre, 2011 - 21:14

Un événement soutenu par le Centre pour l’édition électronique ouverte (Cléo)

Digital Humanities Luxembourg (DHLU) 2012 presents two interlinked events taking place in Luxembourg from 20 to 23 March

 I. DHLU Symposium 2012 ‘Websites as sources’

II. THATCamp Luxembourg/Greater Region

 The First Meeting of the International Federation for Public History (IFPH) will take place alongside these two events

CALL FOR PAPERS

DHLU Symposium 2012

WEBSITES AS SOURCES:

How should humanities and social sciences approach, use and diffuse publicly available online sources?

 

The Jean Monnet Chair in History of European Integration and its Research Programme ‘Digital Humanities Luxembourg’ — DIHULUX (research unit Identités-Politiques-Sociétés-Espaces [IPSE]), together with the Centre Virtuel de la Connaissance sur l’Europe (CVCE), are pleased to launch the call for papers for the DHLU Symposium 2012.

This Symposium follows the DHLU Symposium 2009, also organised in Luxembourg by these two institutions on the topic of ‘Contemporary history in the digital age’. This second edition aims to examine the use of websites as sources for research in the humanities and social sciences, especially encouraging an analysis of this heuristic question in the field of on European integration studies (EIS). The Symposium will address both methodological aspects and the theoretical and institutional implications of the public dissemination of research results, focusing on digitised and online published sources as well as on websites themselves, which will be analysed as born digital sources. The potential of this innovative research approach will also be explored and emphasised.

The Symposium will be structured around the following research clusters, but may also include other related approaches:

1.     Holding the mirror

This first cluster addresses the challenges and potentialities of online archives offering primary sources for research purposes. It will look into the modes of presentation and theoretical-methodological debates concerning uses, approaches and interconnections of such sources.

2.     The critical added value

This cluster focuses on online secondary sources and enhanced publications, with a special emphasis in digital research corpora. It aims at examining ongoing developments in the intertwining modes between available primary sources and resulting secondary sources centred on the priority of critically commenting and enriching contents as a scientific asset.

3.      (Self-)reflections and the creative observer

This cluster will take a step beyond textual sources to examine the unique features of audiovisual sources and hence of new forms of creation and re-creation of historical memories. A special section within this cluster will be dedicated to innovative digital oral history sources and projects.

4.     Institutional and dissemination aspects: digital public history

This cluster will focus on forms of institutionalisation of digital research practices, results and dissemination strategies by means of collaborative projects in the humanities and social sciences targeted towards a wide variety of audiences.

5.     Web history and digital history methods for the use of websites as sources

Web history constitutes a new scientific field centred on the historical study of websites for research purposes, thus paving the way for increasingly interdisciplinary trends in the humanities and social sciences. This session will offer Web historians the opportunity to share their experiences concerning their ongoing results and chosen methods.

We welcome papers focusing on digital humanities and social sciences from researchers and scholars at all stages of their careers. Papers examining cases related to European integration studies (EIS) are especially encouraged. Abstracts (max. 500 words), submitted together with a short CV (max. 250 words) and a list of publications, can be written in English or French and should be sent to the following contact email address, which can also be used for any enquiries: dhlu@cvce.eu

The authors of the selected proposals will be invited to present their contributions at the DHLU Symposium 2012, to be held in Luxembourg, and their papers will be published in the Symposium proceedings (only English versions of the revised full papers will be accepted for publication). Participation costs will be covered up to a set limit. For further information, please refer to the DHLU Symposium 2012 website: http://www.digitalhumanities.lu

—    Deadline for proposals: 30th November 2011

—    Deadline for the submission of revised full papers: 30th September 2012

Scheduled keynote speakers are Michael H. Frisch (University at Buffalo, State University of New York) and Peter Haber (hist.net / University of Basel).

The Symposium will be followed by THATCamp Luxembourg/Greater Region, closely linked to the main themes of the Symposium and offering technology and humanities specialists the opportunity to meet and discuss during brainstorming sessions based on the Symposium’s liveliest debates. More information is available at http://www.digitalhumanities.lu/thatcamp

Séminaire « Édition savante et humanités numériques »

23 Novembre, 2011 - 12:51

Le séminaire Édition savante et humanités numériques est un cycle de conférences complémentaires de l’École des hautes études en sciences sociales (annonce). Il est animé par Aurélien Berra, maître de conférences à l’Université Paris-Ouest (UMR 7041 ArScAn-THEMAM & UMR 8210 ANHIMA) et membre du Conseil scientifique d’Hypotheses.org.

Il a lieu de novembre 2011 à juin 2012, le mercredi de 18 h à 20 h, à l’Institut national d’histoire de l’art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris (plan), salle Walter Benjamin.

Programme

Ce programme est provisoirement définitif : suivez le carnet Philologie à venir et #ESHN !

En alternance, trois cycles thématiques de quatre séances associent l’exploration des propositions actuelles à une perspective historique.
Aspects de l’édition savante par des moyens numériques (analyse d’un corpus d’éditions électroniques) : navigation, comparaison, visualisation, interaction.
• Atelier de lecture de textes majeurs des digital humanities : hypertexte ; informatique et humanités ; édition numérique.
Situation de l’édition savante numérique en France : maniement des textes ; exploitation des bases de données ; vecteurs des échanges dans la communauté ; institutions.

Mercredi 9 novembre 2011
1. Naviguer dans les éditions (Aspects 1)

Mercredi 23 novembre 2011
2. Hypertexte : T. Nelson, E. Barrett, J. Bolter, G. Landow (Lecture 1)

Mercredi 14 décembre 2011
3. Textes numériques : l’encodage, pratique savante ? (Situation 1)

Mercredi 11 janvier 2012
4. Comparer les textes (Aspects 2)

Mercredi 25 janvier 2012
5. Informatique et humanités : W. McCarty (Lecture 2)

Mercredi 8 février 2012
6. Bases de données (Situation 2)

Mercredi 14 mars 2012
7. Visualiser les textes (Aspects 3)

Mercredi 28 mars 2012
8. Édition numérique : J. McGann (Lecture 3)

Mercredi 11 avril 2012
9. Communauté : revues, listes et réseaux sociaux (Situation 3)

Mercredi 9 mai 2012
10. Interagir avec les éditions (Aspects 4)

Mercredi 23 mai 2012
11. Édition numérique : P. Shillingsburg (Lecture 4)

Mercredi 6 juin 2012
12. Centres et institutions (Situation 4)

Téléchargez le programme sur le carnet Philologie à venir !

L’édition savante vise la mise à disposition d’un corpus en vue de son étude. Les problèmes et les promesses de la réinvention des pratiques dans un environnement numérique rendent fondamentale une réflexion sur le devenir de la philologie.

Toutes les personnes intéressées sont bienvenues, quels que soient leur spécialité, leur statut et leur pratique de ces technologies toujours nouvelles. Ce séminaire de recherche est conçu comme un lieu de partage non seulement des connaissances, mais aussi des expériences et des questions.

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